Qu’est-ce qu’une échographie ?
L’échographie permet d’obtenir des images grâce à des ultrasons émis par une sonde et renvoyés par le fœtus. La machine transforme ces signaux en images, celles-ci sont alors visibles sur un écran. Au cours de l’examen, l’échographiste fait des « photos » mais la meilleure analyse des images se fait “en temps réel” au cours même de l’échographie et non après.
Le Doppler permet de mesurer la vitesse du flux sanguin dans certains vaisseaux du fœtus ou du placenta. Cet examen ne sera réalisé que dans certaines situations à risque ou pathologiques.
L’échographie permet de mettre en évidence certaines malformations éventuelles du fœtus. L’échographie 3D n’est pas une nécessité pour le diagnostic des anomalies. Malgré les améliorations techniques, l’échographie n’est pas parfaite et il arrive qu’une anomalie pourtant bien présente ne soit pas détectée par l’examen.
À l’inverse, certains aspects observés à l’échographie peuvent faire évoquer à tort une malformation du fœtus. Si un doute survenait au cours de l’examen, le professionnel proposera, selon la situation, d’autres examens complémentaires (comme une amniocentèse ou des prélèvements de sang par exemple) et des examens de contrôle.
Comment se passe une échographie ?
En pratique, l’examen est réalisé par un médecin ou par une sage-femme.
Une sonde est posée sur l’abdomen après application d’un gel pour faciliter l’émission et la réception des ultrasons.
La qualité des images est variable d’une patiente à l’autre. Compte tenu des propriétés des ondes ultrasonores, l’épaisseur de la paroi abdominale peut constituer une gêne en raison du tissu adipeux sous-cutané.
L’utilisation d’une sonde introduite dans le vagin peut s’avérer nécessaire et apporter des renseignements complémentaires très utiles.
Il n’est pas nécessaire de venir à jeun. Lors de l’échographie du 1er trimestre et dans certains cas pour les suivantes, il est préférable d’avoir la vessie pleine au moment de l’examen. N’hésitez donc pas à venir avec une vessie pleine, s’il y a besoin des toilettes sont à disposition dans le cabinet.
Évitez d’appliquer une crème ou huile sur le ventre dans les jours qui précèdent l’examen.
Source : 2009 Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français. Disponible sur cngof.asso.fr
Dépistage prénatal : calcul de risque de trisomie 21
Le dépistage prénatal a pour but d’évaluer le risque, pour l’enfant à naître, d’être porteur de trisomie 21.
Il ne permet pas à lui seul d’établir le diagnostic de trisomie 21, en effet seule l’étude des chromosomes après un prélèvement de liquide amniotique (amniocentèse) ou de villosités du placenta (biopsie choriale) pourra permettre ce diagnostic.
Le dépistage proposé consiste à établir le risque « faible » ou « élevé » que le fœtus soit porteur de trisomie 21. Il est impossible de proposer un diagnostic par amniocentèse à toutes les femmes enceintes. En effet, le risque de fausse-couche pour cet acte est d’environ 1%.
Pour cela, les professionnels de santé proposent 2 examens : une prise de sang maternel (prise en charge à 100% par l’Assurance Maladie) et une échographie. Ils sont complémentaires et indépendants l’un de l’autre.
Ces examens sont sans risque pour la grossesse. Ils ne sont pas obligatoires.
Source : http://www.cngof.fr/grossesse/194-depistage-prenatal-de-la-trisomie-21
En cas de risque compris entre 1/50 et 1/1000, le dépistage prénatal non invasif est proposé. Il s’agit d’un examen par prise de sang maternel qui permettra de donner un résultat soit positif soit négatif concernant les trisomies 21, 13 et 18.